La particularité de la crise économique que nous traversons réside dans le fait qu’elle a été créée « artificiellement » par les Etats, en forçant volontairement l’arrêt de l’économie pour freiner les effets sanitaires de l’épidémie de COVID 19.

Simultanément, les pouvoirs publics ont pris des mesures massives et inédites pour en diminuer les effets sur l’économie réelle et éviter une crise sociale trop forte (chômage partiel, aides sectorielles, Prêts Garantis par l’Etat, …).

Ceci explique pourquoi le risque observé sur les crédits aux entreprises et aux particuliers n’est pas encore impacté. Pour les crédits immobiliers résidentiels, le taux de défaut n’a même cessé de baisser depuis le début de la pandémie.

Cependant, la hausse des défaillances d’entreprises finira par reprendre, entrainant une hausse du chômage qui impactera mécaniquement le niveau de défaut des emprunteurs.

L’impact de la crise sur le défaut ne se fera donc réellement sentir qu’à l’arrêt des mesures de soutien, pas avant le second semestre 2021.

Pour limiter le nombre de ces défauts, les pouvoirs publics français et européens ont également décidé de plans de relance très importants qui devraient permettre une reprise plus rapide de l’économie.

En résumé, le risque sur le crédit immobilier augmentera mais probablement dans des proportions plus limitées que ce qui a été observé dans d’autres crises économiques.

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