De Paris à Tahiti en passant par les régions, 39 sites olympiques accueilleront les compétitions des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Du plus mythique au plus écoresponsable, les sites se partageront entre Paris, Lille, Châteauroux, le château de Versailles, Marseille, Tahiti et Lyon, entre autres.

Toute la France vivra au rythme du sport entre le 24 juillet et le 8 septembre 2024. Mais est-ce une aubaine pour le marché de l’immobilier ?

Découvrons-le ensemble.

 

Investissements dans les infrastructures

En règle générale, les Jeux Olympiques sont souvent considérés comme un événement bénéfique, non seulement pour le monde du sport, mais aussi pour l’économie et le développement urbain des villes hôtes. Ces dernières, avec l’aide de l’État, investissent massivement dans les infrastructures pour accueillir les Jeux.

Des projets de rénovation urbaine sont envisagés ainsi que des optimisations des transports afin d’accueillir les athlètes et les touristes dans de bonnes conditions.

Ces améliorations rendent ainsi certaines zones plus accessibles et plus désirables par les investisseurs et les résidents, augmentant ainsi la demande tout comme le prix de l’immobilier.

 

Tourisme et location à court terme

Les JO attirent des millions de visiteurs du monde entier. La stimulation du marché de la location à court terme s’en trouve accrue.

Les propriétaires peuvent capitaliser sur cet afflux de touristes en proposant leurs biens à la location pendant la durée des Jeux.
Depuis un an, selon AirBnb, leur site reçoit 5 fois plus de réservations et 40 % d’annonces en plus.

Certains touristes prévoyants ont anticipé cet engouement en réservant très longtemps en avance. Et ils ont bien fait ! Le prix des nuitées a augmenté de 85 % selon une étude du cabinet Deloitte réalisée en 2023 (environ 2.000 euros de revenus additionnels générés pour les hôtes).

Quant aux propriétaires, ils attendent la fin des Jeux pour vendre leur bien immobilier afin de le louer d’abord, pour générer des revenus conséquents, et ensuite le mettre en vente en espérant que les prix augmentent avec l’effet JO.

 

Retour sur investissement des JO

Les Jeux Olympiques laissent souvent un héritage durable.

En effet, certaines installations sportives sont ensuite destinées à devenir des logements.

D’autre part, il existe un phénomène observé depuis plus de vingt ans en matière d’immobilier d’habitation : après les JO de Tokyo en 2021 le prix au mètre carré a pris 22%, 24% à Londres en 2012 ou encore 14% à Athènes en 2004.

Si on prend l’exemple plus précis des JO de Barcelone en 1992. Plusieurs études ont souligné la formation d’une bulle spéculative d’une ampleur inédite.

Les prix des logements anciens et neufs ont augmenté entre 1986 (époque de l’attribution des JO) et 1992 respectivement de 240 % et 287 %.

Selon une étude du Cohre (Centre on Housing Rights and Evictions), entre 1986 et 1992, le nombre de nouveaux biens résidentiels mis en vente a doublé, tandis que la construction de logements sociaux chutait de façon drastique de 2 647 unités en 1986 à seulement 9 en 1991.
Cette expansion du parc privé et la réduction brutale de la construction de logements sociaux ont été déterminantes dans l’augmentation des prix de l’immobilier à Barcelone.

Attention toutefois à la surabondance temporaire de logements mis sur le marché qui pourrait diminuer l’attrait pour ces quartiers une fois que l’excitation des Jeux sera passée et ainsi faire baisser les prix des logements.

Par exemple, 3 ans après la reconversion en logements de l’ancien village olympique de Rio de Janeiro suite aux jeux de 2016, seuls 512 sur les 3 600 appartements mis sur le marché avaient trouvé preneurs (source : site web d’information brésilien G1 en 2019).

 

Un effet booster dans un contexte de plus en plus favorable ?

Depuis le début de l’année, le marché de l’immobilier français reprend tranquillement des couleurs grâce à une baisse des taux d’intérêt d’emprunts qui s’accélère et une inflation qui se rapproche de 2 %.

Néanmoins, selon la dernière étude des notaires du Grand Paris l’activité reste orientée à la baisse en ce début d’année 2024, encore figée par une solvabilité très dégradée et les améliorations restent donc encore très modestes : au 1er trimestre 2024, les volumes de ventes de logements anciens ont baissé de 24% par rapport au 1er trimestre 2023 et surtout de 40% par rapport au 1er trimestre 2022.

Couplé avec l’effet JO, il est possible d’espérer des perspectives favorables dans les prochains mois qui faciliteraient le retour des acheteurs. Restons vigilants, l’actuel contexte politique peut brouiller les cartes.

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